416 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
Quand il revint, il était grièvement blessé et soutenuavec peine par ses officiers. Il montra d’un bras défail-lant la direction de l’ennemi... Tout le monde, officierset troupe, acclama fiévreusement ce glorieux soldat.
On criait : En avant ! en avant!
Mais il se produisit encore avant la charge un tempsd’arrêt de quelques minutes.
Le colonel Glicquot était allé trouver le général deGalliffet pour lui demander des instructions. Il lui futrépondu d’agir pour le mieux, en raison du terrain etdes circonstances.
À ce moment, le général Ducrot revenait vers la divi-sion Margueritte. Il aperçut le général de Galliffet etlui envoya dire de charger sans attendre davantage, lasituation devenant de plus en plus critique.
La brigade, commandée par le colonel de Beauffre-mont, était encore en colonne et arrêtée.
Le général de Galliffet , qui venait de recevoir dugénéral Margueritte, par M. Reverony d’abord, puispar M. de Pierres, l’ordre de prendre le commande-ment de la division, fit remarquer au général Ducrotqu’il n’avait personne à envoyer au colonel de Beauf-fremont. Il le pria de confier cette mission à l’un deses propres officiers, ce que le général Ducrot s’empressade faire.
Puis, le 1 er et le 3 e chasseurs d’Afrique, dirigés parlegénéral de Galliffet , s’élancèrent sur l’ennemi. Lecolonel Glicquot fut tué dans cet engagement. Le colonelde Beauffremont s’était porté aussi immédiatement eu