474 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
de toutes ses forces au service de sa patrie ; qu'il sesignala par une tendance naturelle le poussant à l’ini-tiative ; qu’il ne perdit jamais courage tant qu’il restaitune chance d’espoir à la France ; qu’il avait bienmérité, dans sa verte vieillesse, de demeurer à la tèted’un corps d’armée...
« .Si les autorités militaires allemandes les plus
élevées n’ont pas cru devoir provoquer la réunion duconseil de guerre que le général demandait, nous pou-vons bien admettre que ces autorités, par le fait mêmede leur silence, ont reconnu qu’on n’avait à imputer augénéral Ducrot ni violation de parole d’honneur nimanquement à l’honneur militaire... De toutes parts,on a manifestement reconnu la bravoure et le sang-froidde ce général loven braven (brave comme un lion).Puisse-t-on aussi juger et apprécier comme il mérite del’être, cet acte d’évasion du général, accompli, il n’estpas permis d’en douter, de bonne foi, par sentiment depatriotisme, avec la conviction fondée de ne violer enrien les règles de l’honneur militaire ! »
En octobre 1882, le même auteur, dans YAllgemeine Zei-tung, annonçant la mort du général Ducrot, rendait hommageà sa mémoire, et « pour mettre fin aux discussions et auxattaques injustes dirigées contre lui par des journaux officiels » ,établissait de nouveau le droit qu’avait le général Ducrot, pri-sonnier gardé, de s’évader de la gare de Pont-à-Mousson .
En 1885, le capitaine Zernin, revenant encore sur ce sujet,publiait une brochure intitulée : Le général Ducrot. —Esquisse d’un caractère militaire. Désireux de ne laisseréchapper aucune inexactitude, et obéissant aussi à un senti-