La surtaxe pour marche à vingt-trois heures par jour est de 20 °/ 0 . Lespetits moteurs de 2 chevaux et au-dessous paient, quand il sont branchéssur des circuits monophasés, une surtaxe de 10 % s’ils marchent dix heurespar jour, et jouissent d’une détaxe de 40 % s’ils ne marchent que lorsqu’ilfait jour. Enfin, on peut s’abonner au compteur-d’heures, avec une taxeminima égale aux 3 j l de la taxe à forfait, et une taxe horaire.
Jusqu’ici 4500 lampes environ sont en fonction, y compris les lampesde l’éclairage public.
Les constructeurs et fournisseurs ont été pour la partie des travauxhydrauliques divers entrepreneurs de la Ville, travaillant d’après les plansélaborés par les Travaux Publics de la Commune. Pour la partie électrique,la Société d’Eleetricité Alioth a pris comme fournisseurs, pour les câbles,la Société Berthoud-Borel, à Cortaillod ; pour les turbines et tuyauteries,MM. Piccard et Pigtet, à Genève ; pour les tourelles, M. Hartmann, àBienne ; pour les principaux instruments de mesure, MM. Hartmann etBraun, à Francfort ; pour les lampes à arc, Siemens et Halske , etc., etc.
L’exploitation a commencé le 1 er janvier 1896 ; elle a été confiée pour lapremière année à la Société Alioth.
Le coût total de l’entreprise s’élève à 1,700,000 francs environ, pour1200 chevaux absorbés par les turbines, soit 1400 francs par cheval. En sebasant sur les rendements, on compte qu’on peut vendre 370 chevaux si-multanés, comptés sur l’axe des moteurs, et 330 kilowatts simultanés, comp-tés dans les lampes. Total 823 chevaux, donnant ainsi un rendement moyende transport de 08 l j i o / o .
Le cheval effectif, à vendre, a donc exigé un capital de
1,700,000
823
= 2000 francs.
Ce chiffre se modifiera nécessairement dans la suite, le nombre de chevauxtransmis augmentant plus vite que le capital consacré à l’accroissement despuissances de l’intallation.
Toute l’installation fait honneur à l’initiative des autorités communales,car il ne faut pas oublier que Neuchâtel n’a que 19,000 habitants et relative-ment peu d’industrie. Mais on est habitué, en Suisse , à ces audaces finan-cières, réclamées par le public au nom de l’intérêt général.