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D’ailleurs, cette somme ne serait pas improduc-tive pour la Ville de Paris , après la clôture de l’Ex-position.
Une grande partie des objets auxquels elle s’ap-plique présente un caractère d’utilité permanente :sans compter les engins exposés qui prendront leurplace dans les services auxquels ils sont affectés, lesobjets d’art, les modèles, les tracés graphiques pren-dront place dans les collections de la Ville qui,jusqu’à présent, ne possède d’autre Musée que celuide l’Hôtel Carnavalet, dont la destination est toutespéciale ; mais cette lacune fâcheuse doit êtrecomblée.
Nous avons entendu dire, notamment au temps del’Empire, sous le régime duquel on avait demandéla formation d’un Musée municipal à plusieurs re-prises, que les Musées de l’État étant installés àParis , il n’y avait pas lieu de faire un double emploien ouvrant un Musée de la Ville de Paris . Mais alorson ne comprenait pas ou on ne voulait pas com-prendre l’esprit de ces demandes. Il ne s’agissait pasd’ouvrir un Musée qui fût une doublure, à coup sûrtrès-réduite, du Musée du Louvre, il s’agissait decréer un Musée qui fût spécialement destiné à fourniraux diverses industries de Paris des éléments pré-cieux de travail.
Le Louvre rejette, avec raison peut-être (sauf lors-qu’il est question des objets appartenant à une hauteantiquité ou [précieux par la matière), tout ce quiprésente un caractère industriel. Et les belles indus-