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des amateurs. Ou trouvera la nomenclature de ces ou-vrages du n° 125 au n° 176 du catalogue (1).
Quelques-unes de ces toiles méritent d’être signaléesparticulièrement. Ce sont en première ligne deux grandsex-voto provenant de l’ancienne abbaye de Sainte-Gene-viève qui figurent actuellement dans l’église Saint-Etienne-du-Mont. Le premier (n° 165), peint par Largillière, en1694, représente le Prévôt des marchands et les Échevinsimplorant sainte Geneviève pour la cessation de la famine;le second (n° 175), exécuté par de Troy, représente unvœu fait par la Ville de Paris, en 1725, pour la cessation dela disette. Ces deux compositions avaient été offertes parl’ancien Bureau de la Ville à l’abbaye de Sainte-Geneviève.
Un grand tableau allégorique, peint par Dumont-le-Romain, en 1761 (n° 154), consacre le souvenir de la paixd’Utrecht annoncée aux magistrats de la Ville. Cette toiledécorait, avant la Révolution, la grande salle de l’Hôtelde Ville.
Une belle composition dont l’auteur est inconnu repré-sente une vierge glorieuse assise sur un trône entre deuxdonataires et accompagnée de quatre saints personna-ges. L’un de ces derniers, saint Charles, est revêtu desinsignes royaux qui, après avoir été longtemps déposés àSaint-Denis, font aujourd’hui partie du musée du Lou-vre. Cette toile, qui date des premières annéés du xvn esiècle et rappelle le style de l’école flamande, a été donnéeen 1811 par le Musée central à l’église Saint-Nicolas-des-Champs; elle était alors attribuée à Lenain (n° 156).
(1) La restauration des tableaux anciens, qui sont la propriété de la Villede Paris, constitue une œuvre difficile et délicate. Elle fait le plus grandhonneur à M. Ch. Maillot, artiste distingué auquel, depuis de nombreusesannées, l'Administration a conGé cetté mission.