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monumentales, des places et squares de Paris (n° 378du catalogue). Les édifices répartis dans la banlieue deParis vont être l’objet d’un travail identique.
ENCOURAGEMENT A L’ART MUSICAL.
En vertu d’une délibération du Conseil municipal du9 août 1875, une somme de 10,000 francs est inscritechaque année au budget à titre d’encouragement auxcompositeurs de musique.
Tous les deux ans, il est ouvert un concours entretous les musiciens français pour la composition d’unesymphonie avec soli et chœur. La durée du concours estfixée à une année, et l’auteur de l’œuvre classée en pre-mière ligne reçoit un prix de 10,000 francs. La compo-sition qui obtient le prix doit être exécutée par les soinsde la Ville, dans un délai de six mois à partir du jour oùle jury a rendu son verdict. Les frais de l’exécution sontévalués à 10,000 francs.
Le premier concours a élé clos le 31 octobre 1877. Unjury, composé des sommités du monde musical et présidépar M. Ambroise Thomas, a eu à juger vingt-cinq partitionset s’est trouvé en présence de deux œuvres égalementremarquables, entre lesquelles il a dû partager le prixex œquo. Le Paradis perdu, par M. Théodore Dubois, etle Tasse, par M. Benjamin Godard, sont les deux sympho-nies qui ont été couronnées au concours musical de 1877.
HÔTEL CARNAVALET.
L’Hôtel Carnavalet, œuvre remarquable des architectesBullant et Mansart, décoré par le ciseau de Jean Goujon,illustré par la résidence de M me de Sévigné, a été acquispar la Ville, il y a quelques années, et sauvé d’une des-