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et autres secours passagers, il convenait de substituer uneassistance permanente ; aux essais intermittents, untravail régulier et continu.
La transformation de Paris, accomplie dans ce dernierquart de siècle, constituait d’ailleurs une dette considé-rable du présent envers le passé, et l’Administration muni-cipale avait été la première à comprendre qu’en faisantdisparaître l’aspect séculaire de la cité, elle contractait,devant le public, l’obligation d’en conserver le souvenirdans une suite de publications monumentales.
De 1838 à 1856, elle a publié à ses frais plusieursgrandes monographies, et encouragé diverses étudesd’histoire parisienne.
En 1860, elle s’est occupée de faire rechercher etmettre en ordre les documents relatifs à l’administrationet à la topographie du vieux Paris. Un service spécial,créé pour réunir et coordonner les éléments de ce travail,a exploré avec succès tous les grands dépôts de manus-crits et d’imprimés.
Cet essai ayant donné, en quelques années, les résul-tats les plus satisfaisants, le Service historique reçut, en1865, de nouveaux développements et fut autorisé àrédiger un programme de travaux qui peut se résumeren quelques lignes :
« Pour écrire l’histoire de Paris, il ne suffit point decréer, en suivant les anciens errements, une de ces œu-vres laborieusement complexes, telle qu’il s’en produitencore aujourd’hui. C’est un sujet trop vaste pour qu’onpuisse songer à le traiter autrement que sous forme demonographies et de recueils documentaires. En effet,indépendamment des faits religieux, civils et politiquesqui sont le fonds commun de toute histoire, la formationsuccessive de la cité, sa topographie, son administration,ses monuments, ses métiers et ses institutions de toute