Buch 
Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
Entstehung
Seite
70
JPEG-Download
 

— 70

N° 159. — Style ou grande épingle en argent, avec nœud à facettes,trouvé dans une sépulture mérovingienne , posé en long sur la poi-trine du mort.

N° 160. — Fibule en or, en forme de quatrelobes, avec bossettes,ornée de filigranes et de petites perles d’émail bleu. Bijou d’époquemérovingienne d’un genre très-rare et très-remarquable.

N° 161. — Trois bagues en bronze, dont l’une ornée d’un groschaton carré. — Deux bagues en argent; l’une d’un travail plusrecherché est en partie dorée.

N° 162. — Collier composé de peries de verre de formes très-variées.

N° 163. — Pendants d’oreilles en argent provenant de sépulturesmérovingiennes.

N° 164. — Coquilles de pèlerinage trouvées dans une sépulturesur la poitrine du mort. — Époque carolingienne .

N° 165. — Vase en terre commune, en forme d’urne ou d’olla, àlarge ouverture renforcée d’un ourlet très-prononcé.

N° 166. — Petit mortier à broyer en pierre, orné d’arcatures enrelief. Objet peu commun à cette époque. — Fouilles de l’Hôtel-Dieu.

N° 167. — Epingle en argent doré, tête en filigrane à jour formantune alvéole dans laquelle est enchâssé un petit disque de nacre.Bijou très-remarquable, trouvé dans une sépulture mérovingienne , auxabords de l’ancienne église Sainte-Geneviève.

N" 168. — Deux beaux colliers composés de perles en verre très-variées de forme, de couleur et de décoration.

Moyen âge et Renaissance

Un choix plus sévère a dû être apporté dans la partie de la col-lection parisienne appartenant à cette longue période. En effet, lessiècles qui la composent ont leur histoire, les objets infinimentvariés qu’elle a produits en sont encore si nombreux et si répandus,qu’on devait de préférence, dans le produit des fouilles ou des dra-gages, choisir, autant que possible, ceux qui présentaient un intérêtspécial ou qui, jugés sans doute trop vulgaires, avaient jusqu’à cesderniers temps été négligés parles antiquaires. Telle est, en particu-lier, la céramique courante et d’usage journalier, celle delà grandemajorité de la population parisienne et que sa simplicité, souventtrès-grande, a fait trop longtemps dédaigner.