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En prescrivant ces travaux, l’Administration n’a paseu seulement en vue de préparer un local convenable pourinstaller les collections du Musée municipal, elle a vouluégalement réédifier plusieurs constructions anciennes d’unbeau caractère architectural qui, par suite d’opérationsde voirie, étaient condamnées à disparaître.
C’est ainsi que l’on a pu conserver et restaurer :
La maison syndicale des Drapiers située autrefois ruedes Déchargeurs,
L’Arc de Nazareth provenant de l’ancienne Préfecturede police,
Le Pavillon de Choiseul qui faisait partie de l’Hôteldu même nom autrefois rue de Choiseul.
L’architecte chargé de reconstruire ces divers monumentsd’époques et de styles différents, s’est efforcé, tout en leslaissant distincts les uns des autres, de constituer unensemble harmonieux en les reliant entre eux par desconstructions nouvelles en forme de galeries.
Ces constructions présentent une longueur de 42 mètressur la rue des Francs-Bourgeois , et de 30 mètres sur larue Payenne , avec pan coupé dans l’angle. Elles formentune cour s’étendant derrière l’ancien Hôtel qui, ainsiagrandi, présente une surface de 1088 mètres, alors queprécédemment l’Hôtel Carnavalet n’occupait que 1,036mètres dont 696 étaient pris par les constructions.
Intérieurement, on doit également exécuter différentstravaux ayant pour but de reconstituer l’aménagement etla décoration de salons provenant d’anciens monumentstels que l’Hôtel Dangeau, l’Hôtel des Stuarts, l’Hôtel d’Or-messon qui ont disparu depuis peu.
Il a été alloué, en deux fois, pour les travaux d’agran-dissement de l’Hôtel Carnavalet , des crédits montantensemble à 210,000 francs.