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Établi à peu de distance de la Marne, l’Asile offre les dis-positions d’un vaste groupe de pavillons isolés reliés entreeux par des galeries présentant un développement de 1,400mètres. Il est de forme rectangulaire, flanqué de deux ap-pendices latéraux et entouré de cours plantées et de jardins.
Le pensionnat, élabli vis-à-vis de l’Asile, à l’entrée d’ungrand parc, est aussi disposé par pavillons isolés, éche-lonnés à la suite les uns des autres, ayant leurs façadesorientées toutes dans le même sens et présentant l’as-pect de villas entourées de jardins.
De même qu’à Vaucluse, on s’est préoccupé de donneraux constructions un caractère riant. Les plantations ontété multipliées, les clôtures ont été combinées de ma-nière à présenter toutes les garanties nécessaires, sansmasquer la vue de la campagne.
Bien que construit sur un plan différent de celui deVaucluse, l’Asile de Ville-Évrard comprend les mêmesdivisions principales et les mêmes services que cet éta-blissement (1). Comme à Vaucluse, l’eau de la rivièreest distribuée dans les bâtiments au moyen d’une pompeà vapeur, et le gaz d’éclairage est fourni par une usinespéciale annexée à l’Asile. — Tous les bâtiments sontchauffés par des calorifères.
Le pensionnat comprend des habitations de deux sortesdivisées en chambres séparées ou en petits dortoirs detrois à sept lits, suivant la catégorie des pensionnaires,avec salons et salles à manger spacieux, bains, offices,etc. Une grande cuisine est établie dans le pavillon cen-tral. Tous les bâtiments sont pourvus d’eau et de gaz etchauffés par des calorifères.
Les dépenses de l’asile de Ville-Évrard se sont élevéesà 3,194,931 francs. Celles du pensionnat à 885,269 francs.
(1) Voir la notice sur l’Asile de Vaucluse. Page 125.