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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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Avant de décrire ces appareils, nous ferons connaîtresommairement la nature, la provenance, les dimensions,etc., des pierres en usage pour le pavé et le macadamde la Ville de Paris .

1° NATURE, PROVENANCE ET ÉCHANTILLON DES PAVÉS.

Jusqu’en 1838 on n’employait à Paris que le grès deFontainebleau d’où l’on tirait des pavés de grandesdimensions (023 3 ) : mais, sous l’influence d’une circulationsans cesse croissante , ce grès trop tendre arrondit sesarêtes et forme des chaussées très-cahotantes et inadmis-sibles pour les voitures légères.

En 1841 on s’adressa aux carrières de la vallée del’Yvette qui appartiennent à la même formation géolo-gique que le grès de Fontainebleau, mais donnent desmatériaux plus durs. Successivement on réduisit lesdimensions des pavés au fur et à mesure qu’on obtint desmatériaux plus résistants, et on admit les grès des valléesde la Juisne, de la Marne, de l’Oise , etc., analogues etassimilables au grès de l’Yvette. On alla plus loin encore :les quartzites de la Manche, du Calvados, de la Mayenne et de l’Orne, l’Arkose d’Autun , le grès et le porphyre desVosges , le grès du terrain carbonifère des provinces deLiège et de Namur (Belgique ), le porphyre de Quénaast(Belgique), le porphyre du Palatinat furent employés sur-tout à l’époque où la Ville exécuta les grands travaux parlesquels elle se prépara à l’Exposition universelle de 1867.

La plupart de ces matériaux sont restés en usage :quelques-uns ne donnèrent pas de bons résultats ; d’autresenfin ne peuvent être employés que dans certaines con-ditions.

Aujourd’hui les matériaux en usage sont ceux indiquésdans le tableau suivant :