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mettre ses plantations en rapport avec les améliorationsqu’elle apportait à l’état des voies publiques de Paris ,elle crut devoir former, dans ce but, un service spécialdes Promenades. On s’est alors empressé de renoncer ausystème de l’entreprise pour la plantation et l’entretiendes arbres, — qu’il est très-difficile de faire vivre aumilieu des éléments si peu propices au développementde la végétation dans une grande ville, — et on lui asubstitué l’exécution directe, par un personnel de jardinierset de cantonniers, tous intéressés au succès des végétauxqu’ils plantent et qu'ils ont mission de faire prospérer.
Trois conditions principales sont indispensables à lavie des arbres : un bon sol, la faculté laissée aux racinesde se développer dans ce sol, proportionnellement à l’ac-croissement de l’arbre et au développement des branchesà l’extérieur; l’éloignement des éléments contraires à lavégétation.
Le sol de Paris est formé, en générai, de détritus detoute nature, impropres et souvent défavorables à lavégétation. La première précaution à prendre, pour laréussite des arbres, consiste donc à leur créer un terrainartificiel dans lequel ils puissent développer leurs racines;on obtient ce résultat en creusant des tranchées conti-nues de trois mètres de largeur sur un mètre de pro-fondeur, tranchées qu’on remplit ensuite de terre végétale.
Pour faire arriver l’eau aux racines des arbres, oncommence par ménager, à leur pied, une vaste cuvettequ’on recouvre d’une grille, pour que le sol reste toujoursperméable. Mais lorsque les racines se sont éloignées dutronc et se sont répandues au loin, l’eau ne peut plusarriver jusqu’à elles par la surface du sol, soit parcequ’il a été recouvert de bitume ou de pavé, soit parcequ’il a acquis, d’une manière quelconque, la consistance