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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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n’a rien d’excessif, eu égard aux services rendus par lesplantations. Elles sont indispensables pour renouvelerl’air vicié d’une grande cité, en absorbant l’acide carbo-nique, quelles décomposent et transforment en oxygène ;elles procurent l’ombre si nécessaire au nombreux publicqui circule sur les voies magistrales de Paris ; enfin, ellescontribuent puissamment à la décoration de la Cité.

On a planté sur les voies principales, lorsqu’on avoulu obtenir immédiatement de l’ombrage et un aspectdécoratif, de grand arbres qu’on trouvait dans les envi-rons de Paris ou dans les jardins expropriés, et qu’ontransplantait avec leurs mottes, au moyen de chariotsspéciaux. Cette opération, grâce à la bonne constructiondes chariots, est devenue possible dans des conditions deprix acceptables ; la dépense, suivant la dimension desarbres, varie de 25 à 120 francs et ne dépasse jamais cedernier chiffre, même pour les arbres de 10 à 15 mètresde hauteur. On peut assurer aujourd’hui la reprise desneuf dixièmes des arbres ainsi plantés, à la condition dechoisir des sujets qui ne soient pas pris au milieu desforêts et dont il ne faille pas couper les grosses racines.Mais ces arbres restent toujours pendant plusieurs annéessans végéter, et ne valent jamais, dans la suite, ceux quiont été transplantés dans leur jeune âge.

Les voies plantées ont pris, d’ailleurs, un développe-ment considérable dans ces dernières années. Aujour-d’hui, toute voie de plus de 20 mètres de largeur estbordée, sur chaque contre-allée, d’une rangée d’arbres. Apartir de 36 mètres, il y en a deux (1). Pour les largeursde plus de 40 mètres, on établit, en général, au milieu

(1) Cette disposition a été changée sur plusieurs voies, où l'on n'a main-tenu qu’une seule rangée d'arbres.