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Ja main à l’œuvre, mais marcha d’échec en échec. Le 21juin 1530, un des échevins se rendit sur les lieux avecle « maistre des œuures de la Ville et aucuns massons et» meugniers de la ville de Meaulx ». Entre autres ouvra-ges, les terrassements de la grande tranchée de Mareuilne se soutenaient pas, et l’échevin prétendit que Paulmarddevait être mis en demeure de se conformer à son devis.Paulmard répondit qu’il s’en rapporterait volontiers « à» gens à ce cognoissants... aues que ceux de Meaulx... »,mais, en ce qui concernait la tranchée de Mareuil, il ajou-tait « que la terre ne vault riens » et déclarait que lestravaux des portereaux seraient suspendus le mardi sui-vant (1). Il avait déjà touché la somme de 7 000 livres;le Bureau prit la résolution de ne plus lui « bailler» argent» (2). Paulmard s’adressa alors au Parlement pouravoir un nouvel à-compte, et, par transaction, il lui futencore délivré 1 000 livres, à la condition que les travauxseraient terminés à la Saint-Remi (1 er octobre) de la mêmeannée. Ils le furent en effet, mais ne présentaient aucunesolidité. Dès le 27 mars 1531, Paulmard était de nouveaumandé au Bureau. Il lui fut remontré par le prévôt, qu’ilrésultait des plaintes des marchands de bois, que lesports et portereaux « estoient tous rompuz et desmoliz »;ils s’étaient enfouis dans les fondrières de tourbe et deglaise. Paulmard était mis en demeure de les « frê refrê« et racouster » ; il prit l’engagement de partir de Parisincontinent après les fêtes de Pâques pour mettre la mainà l’œuvre.
11 tint sa parole et la rivière fut de nouveau livrée à lanavigation, mais sans plus de succès; un procès s’engagea
(1) Registres de la Ville. H. 1779, fol. 40.
(2) _ fol. 42.