et, le 15 avril 1535, les experts nommés d'un communaccord par les parties, Jacques Coralle, Pierre Sambiche,Thomas Sahnez et Gilles Mornes rendirent un comptedétaillé de leur mission. Les ouvrages, suivant eux, nepouvaient guère durer, et, ajoutait l’un d’eux, « quand» mesme ils seraient faictz selon le devis encores ne» seraient ils suffizans » (1); c’était la condamnation dudevis. Je ne vois pas dans les pièces que j’ai sous lesyeux quelle fut l’issue du procès ; il paraît bien probableque la Ville fut condamnée ; car, le 23 mai 1535, unedélibération fut prise par le Bureau pour faire au Roidiverses remontrances, notamment « sur l’arrest intervenu» sur le faict du navigaige de la rivière d’Ourc. » On nedemandait pas la réforme de cet arrêt; on se bornait à» supplier très-humblement le Roy que son bon plaisir* soit entretenir la Ville en ses privilleges par lui ci-» devant confirmez. » (2)
Telle fut la première entreprise de la Municipalité deParis dans la vallée de l’Ourcq ; sa triste issue ne peutêtre attribuée qu’à la mauvaise nature du terrain. Il neparaît pas, cependant, qu’on ait tenu compte de cetteexpérience, et qu’on ait vérifié le dire d’Adam Paulmard« que la terre (de la vallée de l’Ourcq) ne vault riens » ; dumoins, les experts n’en parlent pas dans leur rapport.
Je passe sous silence les tentatives d’amélioration de lanavigation de l’Ourcq faites, en 1552, par Catherine deMédicis. La Reine de France ne réussit pas mieux que lebourgeois de Paris. Quelques bateaux, partis de La Ferté-Milon, arrivèrent à Paris; les travaux périrent sans doute
(1) Registres de la Ville. H. 1779, fol. 151.
(2) — fol. 154.