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c’était le passage difficile, et il fallait établir, dans ceparc plusieurs écluses pour effacer la grande pente de larivière avant son débouché en Marne . Ils purent mettrela main à l’œuvre, sans être arrêtés par les riverains, et,le 15 juillet 1636, à deux heures de relevée, les échevins,Nicolas de Creil , Jean Touquoy, Joseph Chariot et Jeande Bourges, accompagnés du procureur du Roi et de laVille, et du greffier, se transportèrent au Port-au-blé enGrève, à la requête de Foligny , pour assister à l’arrivéede quatre bateaux chargés, le 7 du même mois, aux nou-veaux ports de La Ferté-Milon et de Mareuil.
Pendant ces quatre premières années de leur conces-sion, Foligny et ses associés avaient été favorisés dansleurs travaux par des années sèches, et, néanmoins, ilss’étaient fait des illusions sur la facilité de leur entre-prise, car les associés de Foligny, De Creil et Couturier, setrouvèrent ruinés ; il assura à chacun d’eux une renteannuelle de 500 livres ; « mais, ne pouvant lui-mesme sesoutenir », il s’associa, le 5 août 1645, avec le sieurNicolas Arnould, ancien intendant des bâtiments du Roi.Par de nouveaux traités, en date des 16 mai et 24 juillet1646, et 6 mai 1647, Arnould se rendit entièrementmaître de l’affaire ; il prolongea le canal en remontantdepuis La Ferté-Milon jusqu’à Troësnes (Port-aux-Per-ches), qui est encore aujourd’hui la limite de la partienavigable de la rivière.
11 obtint une prorogation de concession de dix annéesà partir de 1653, terme de celle accordée à Foligny . Maisil trouva de grandes difficultés à faire enregistrer lesnouvelles lettres, parce qu’on en avait accordé de sembla-bles au sieur de Forax ; il dut financer et racheta le droitde de Forax au prix de 53 000 livres. Un sieur Robertyobtint de nouvelles ' lettres-patentes qui furent révoquées