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Le 26 mai 1790, les mêmes commissaires furent saisisd’un projet additionnel de M. Brullée, qui reliait la ri-vière d’Ourcq à son canal par une voie navigable. C’é-tait une simple indication, une idée sur laquelle l’Aca-démie ne put se prononcer, faute d^tudes suffisantes.Mais, dans cette idée, il y avait une grande améliorationau projet de Riquet, le passage du canal de l’Ourcq parClaye et les bois de Saint-Denis, et son arrivée à Paris, àla hauteur du bassin de la Villette, avec le grand volumed’eau que nous distribuons aujourd’hui. Bailly, Maire deParis, et l’Assemblée nationale, s’associant à l’Académiedes sciences, firent un très-chaleureux accueil au projetde M. Brullée ; ce dernier fut autorisé à mettre la main àl’œuvre, et il travaillait à son canal de la Seine à la Seine,ainsi que le constate un rapport du f er juin 1791 deBossut et Leroy, lorsque les événements politiques l’obli-gèrent à renoncer à son entreprise.
Projet de MM. de Solages et Bossu. Sous le Consulat,MM. Bossu (1) et de Solages, concessionnaires des droitsde M. Brullée, voulurent faire revivre le projet du canalde la Seine à la Seine, en l’alimentant par la Beuvronneet la rivière d’Ourcq. Mais leurs études étaient incom-plètes; MM. les ingénieurs Bruyère et Egault reconnu-rent notamment que la prise d’eau dans l’Ourcq était à unmètre en contre-bas du point d’arrivée à Paris. L’entre-prise fut donc ajournée.
Construction du canal de l’Ourcq. — Girard est nommé ingé-nieur en chef des travaux. — A la suite de cette vérifica-tion, le Gouvernement se décida à faire des études plusprécises et à construire lui-même le canal de l’Ourcq;
(1) Ne confondez pas M. Bossu, associé de M. de Solages, avec Bossut, del’Académie des sciences.