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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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La pente totale du canal, entre Mareuil et Paris, estde 8 m ,89. La pente moyenne kilométrique, pour une lon-gueur totale de 96 723 mètres, est donc de 0 m ,092. Cestcette pente qui aurait être adoptée pour toute la lon-gueur du canal, en admettant un débit constant duneextrémité à lautre. En tenant compte de la portée desaffluents, il aurait fallu augmenter légèrement la penteau fur et à mesure quon descendait. Cela est absolu-ment vrai et aucun ingénieur noserait aujourdhui réglerautrement la pente dun aqueduc ou d'un canal porteurdeau. Girard na pas vu la chose ainsi, et il a publié unlong mémoire pour démontrer que le profd en long duncanal porteur deau devait avoir la forme dune demi-chaînette, ou, en dautres termes, que la pente, forte àlorigine, devait être diminuée en descendant, de tellesorte que la pente la plus faible se trouvât à lextrémitédaval du canal.

Cette singulière théorie aurait été appliquée au canalde lOurcq, sans les observations faites à Girard par unecommission composée de Gauthey, Prony et Lepère, quidémontra que la pente devait être uniforme. Girard céda,non par conviction, mais par déférence; toutefois, les partiesdu canal déjà construites restèrent ainsi réglées, notam-ment sur les 24 kilomètres compris entre la Beuvronne etParis. On a, pour atténuer les effets de cette faute,construire, en 1841, cinq écluses entre Mareuil et Claye.La pente étant presque nulle entre Claye et Paris, onse trouve obligé souvent de déverser dans la Marne leauque le canal ne peut débiter au-dessous de Claye, fautede pente.

Section transversale. Daprès le devis général deGirard, le canal, depuis Mareuil jusquà Lizy, devait servirde communication entre la Marne et le canal de Saint-