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années, on admettait, dans le service des eaux, que la por-tée moyenne de l’Ourcq était de 229 200 mètres cubes (1).
La Commission conclut, du résultat des jaugeages, quel'Ourcq ne peut alimenter un canal navigable. — La Commissionmaintint le débit constaté par elle et fut d’avis que cedébit ne permettait pas d’établir un canal navigable (2),et que le canal de l’Ourcq devait se réduire à une simplerigole de dérivation. Le Directeur générai des Ponts etChaussées adopta cet avis dans un mémoire qu’il remit'à l’Empereur le 22 pluviôse an XIII (11 février 1805);le lendemain, Girard fut avisé de ce fâcheux contre-tempspar le Préfet de la Seine ; il para le coup en remettantlui-même à l’Empereur, cinq jours après, un mémoiredans lequel il attaquait les opérations et l’avis de laCommission. Cette pièce, qui est loin d’être inattaquableelle-même, est très-intéressante ; elle donne une justeidée de l’état de l’art de l’ingénieur à cette époque déjàancienne, notamment sur la salubrité de l’eau, sur lespertes d’un canal (3), etc.,etc..., mais elle est trop longuepour que je la transcrive ici.
(1) Par des jaugeages contradictoires, faits en 1859 avec la Compagnie,nous avons trouvé :
Débit du canal en amont de la Beuvronne. 135 000 m. c.
Débit de la Beuvronne. 7 700
— des petites sources. 1 600
Total. . . 144 300 m. c.
L’année 1858, si connue par sa sécheresse séculaire, a réagi sur l’année1859, elle-même très sèche.
(2) La navigation du canal de l’Ourcq a été maintenue avec un volumed'eau beaucoup plus petit, notamment en 1859, 1864, et 1865.
(3) On supposait alors que les pertes d’eau, dans un canal, étaient lesmêmes dans tous les terrains ; ainsi, Girard, pour constater les pertes ducanal de l’Ourcq, se basait sur les résulats constatés, pour le canal du Midi,entre Toulouse et Carcassonne . On n’avait aucune idée nette sur la diffé-rence de perméabilité qui pouvait exister entre deux terrains.