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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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La plus grande dépense d’eau, inscrite sur ce tableau,est celle de la première quinzaine de juillet, qui s’élève enmoyenne, par jour, à 74 930 mc , c’est-à-dire à la moitié environdu volume dont la Ville pouvait disposer alors. La dépenseminimum est de 49 743 mc et la moyenne, de 66 715 mc (1).

Il semble résulter de là, que les usagers ne prenaientque la moitié de l’eau que la Ville tenait à leur disposi-tion : c’est une grande erreur. J’ai eu entre les mainsplusieurs rapports de M. Dupuit (2), alors directeur duservice, d’après lesquels l’état de la canalisation ne per-mettait pas de tirer plus de 60 000 mètres cubes du ca-nal de l’Ourcq. Ce chiffre concorde avec le tableau quiprécède : la plus grande consommation d’eau d’Ourcq, en1854, a eu lieu le 1 er juin, et n’a pas dépassé52 996 mètrescubes. Si donc les habitants de Paris ne profitaient pasdes 100 000 mètres cubes d’eau d’Ourcq que la Ville avaitle droit de tirer du bassin de la Villette , c’est que l’étatde la canalisation ne permettait pas de les distribuer.

A partir de 1854, la consommation d’eau d’Ourcqaugmente rapidement, au fur et à mesure que la canali-sation se développe; mais, à partir de 1860, cette con-sommation s’accroît beaucoup moins vite que celle desautres eaux ; c’est ce qu’on voit clairement sur le tableauannuel de la consommation d’eau, de 1860 jusqu’à l’ar-rivée des eaux de la Vanne en 1875.

(1) Le volume total d’eau dont la Ville disposait alors était de 140 000 m.cubes en nombre rond.

(2) Ces rapports ont malheureusement été détruits par'l’incendie del’Hôtel de Ville et de ses annexes.