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nisés en raison du tort que leur faisait la dérivation,quoiqu’ils n’eussent aucun droit à l’eau dérivée.
En général, on se borna à racheter seulement la chute,ou, en d’autres termes, la valeur industrielle de cesusines; il n’y eut d’exception que pour le moulin de laSource, qui fut vendu à la Ville, en toute propriété, aveccinq hectares de terrain, ainsi qu’il a été dit ci-dessus, etpour trois usines situées sur le Surmelin , à l’aval du con-fluent delà Dhuis. Trois experts, pour la Ville de Paris ,et le conseiller général du canton, M. de Bonnefoy desAulnais, pour les vendeurs, fixèrent d’un commun accordle prix de toutes les usines. On donna officieusementconnaissance de ces prix aux intéressés, en leur faisantsavoir que, s’ils acceptaient, ils seraient immédiatementpayés, mais que s'ils portaient l’affaire devant les tribu-naux, la Ville retirerait ses offres. Tous les usiniers dela Dhuis et trois usiniers du Surmelin acceptèrent, nonsans de longues hésitations, ce mode de règlement. Letableau des pages 618 et 619 fait connaître le montantdes indemnités payées par la Ville; il comprend uneparcelle de terrain nécessaire à la conservation des sourceset quelques indemnités gracieuses accordées aux com-munes
Indemnités de terrain. — On a acheté le terrain tra-versé par le tracé sur 10 mètres de largeur, soit cinqmètres de chaque côté de Taxe dans les terrains non boisés,et, dans les terrains] boisés, sur 20 mètres de largeur,soit 10 mètres de chaque côté de l’axe. On avait donc àacquérir un hectare par kilomètre dans le premier caset deux hectares dans le second.
Le prix des terrains qui dépasse 11 000 francs parhectare est certainement excessif ; mais on ne doit pasperdre de vue que lorsqu’un grand ouvrage, comme la