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la Marne à peu de distance de Chézy-l’Abbaye. Le tracécoupe la vallée en siphon un peu en amont de ce vil-lage (1). La conduite forcée est posée entièrement dans lesterrains très-fermes, le calcaire de Saint-Ouen , les sablesmoyens et les caillasses du calcaire grossier. Le ruis-seau du Doloir ayant des crues violentes, on a dû fairepasser la conduite sur un pont assez élevé, construitsuivant le type qu’on a adopté pour les ponts qui fran-chissent les ruisseaux de la Brie. Ce type prête un peuà la critique, comme j’aurai occasion de le démontrer.
Plus loin , le tracé franchit également en siphon lesvallées du ru des Charfians (siphon de Proslin), affluentdu Doloir (2) ; du ru de Vergés, ruisseau qui a la plusgrande analogie avec le Doloir (3) ; du ru de la Garonne (siphon de la Croix-Bourdon), qui traverse Nogent-l’Artaud (4) ; de Pavant (5), et le ravin de Pisseloup (6).
Depuis les sources jusqu’un peu en amont de Saacy ,les marnes blanches dans lesquelles est construit l’aque-duc sont très-perméables. Les travaux de constructionn’ont pas été gênés par l’eau ; de plus, de nombreuxblocs calcaires donnent à ce terrain une grande fer-meté. C’est ce qui justifie la faible épaisseur que, dèsl’origine, j’ai cru pouvoir donner aux parois de l’aqueduc,quoique cet aqueduc soit fort grand, qu’il ait \ m ,k§ delargeur aux naissances et l m ,76 de hauteur sous clef.J’ai réduit l’épaisseur de la maçonnerie à 0 m ,20, y comprisl’enduit de 0 m ,02 ; c’est un simple revêtement qui a très-
(1) Siphon de Chézy — longueur 719'°,97 ; flèche 59",14.
(2) Siphon de Proslin : longueur, 227“,77 ; flèche, 23“,25.
(3) Siphon du ru de Vergés ou de Nogent-F Artaud : longueur, 681”,34 ;flèche, 49",68.
(4) Siphon de la Croix-Bourdon : longueur, 82",38 ; flèche, 15”,98.
(5) Siphon de Pavant : longueur, 33",55 ; flèche, 7",98.
(6) Siphon de Pisseloup: longueur, 51”,35; flèche, 8",13.