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médiocre hauteur (I). A partir de là jusqu’au souter-rain de Quincy, sur le territoire des communes de Saint-Fiacre, Boutigny et Nanteuil-les-Meaux, le tracé, sur septkilomètres de longueur, est' établi sur un terrain pres-que plat, tantôt dans les meulières, tantôt dans lesmarnes vertes. Ces marnes sont parfaitement enplace et, ce qui le prouve, c’est qu’elles sont tel-lement dures et compactes qu’on a dû les exploi-ter à la mine. Aucun ouvrage d’art important ne setrouve dans cette partie du tracé. On a dû franchirle ru de Saint-Fiacre par un très-court siphon, pouréviter la construction d’un pont, qui aurait certainementété trop élevé, pour porter l’aqueduc, à moins qu’onn’eût mis en siphon le ru lui-même (2).
Toute cette partie de l’aqueduc, comprise entre lessources et le siphon de Saint-Fiacre, a été construite sousla direction de M. l’ingénieur Vallée, et je n’oublieraijamais l’énergie, le dévouement et les soins minutieuxavec lesquels il m’a prêté son concours. Une autre per-sonne, M. de Bonnefoy des Aulnais, membre du Conseilgénéral de l’Aisne (canton de Condé-en-Brie), m’a prêtéaussi le concours bien désintéressé de son influence.Grâce à MM. de Bonnefoy et Vallée, l’opinion des popu-lations, qui était sinon hostile, au moins vacillante, estrevenue à nous; nous avons compté, parmi nos parti-sans, les hommes les plus influents du pays. Les indem-nités de terrain et d’usines ont été réglées, à la satisfac-tion de tous, par trois experts choisis dans le pays.
Les 23 derniers kilomètres de l’arrondissement de M.
(1) Substruction du ru de Brinche (bornes hectométriques 766-768) —longueur, 200 mètres.
(2) Siphon de Saint-Fiacre (borne hectométrique 784) — longueur, 23™,38 ;flèche, 2 mètres?