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reil mécanique qui arrêterait beaucoup mieux les matièresflottantes.
Si l’on réussit, l’état de la Seine y gagnera beaucoup,en attendant qu’on puisse étendre à toutes les eauxd’égouts la purification complète par l’emploi agricole.
Siphon de l'Alma (576). Ce siphon est formé de deuxtubes en tôle d’un mètre de diamètre qui plongent sousle lit de la Seine et sont noyés dans un massif de béton.Ces tubes, de 0 m ,02 d’épaisseur, construits de manière àoffrir à l’intérieur une surface parfaitement lisse, ont étéassemblés de toutes pièces à terre, mis à flot et coulés enplace. La longueur totale du siphon est de 176 mètres etla différence de niveau entre ses extrémités n’est quede 0 m ,50.
On a déjà vu quelles précautions étaient prises pourempêcher le plus possible les corps solides de s’y engager ;il existe en outre les moyens d’y faire des chasses énergiques.
Mais ces garanties ne paraissaient pas encore suffi-santes ; il fallait arriver à produire dans le siphon untravail analogue à celui du bateau vanne dans les égouts ;la solution trouvée est aussi simple qu’ingénieuse.
Elle consiste à faire passer dans chaque tube uneboule en bois ayant un diamètre inférieur d’une quin-zaine de centimètres au sien. Cette boule étant pluslégère que l’eau, roule en s’appliquant contre la généra-trice supérieure du tube et laisse libre, en dessous, unesection étranglée dans laquelle l’eau, surélevée en amont,passe avec violence. S’il y a des matières solides, elles sontchassées, toujours suivies par la boule, et forment unbanc qui se transporte de proche en proche par affouille-ment successif jusqu’à la sortie du siphon. La boulereproduit donc exactement en petit ce qui se passe engrand devant les bateaux-vannes.
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