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sent en général, dans les quartiers bas, plus d’eau qu’onen a besoin; or un excès d’eau de distribution, c’est-à-dire d’eau en charge, c’est de la force motrice disponi-ble. Il résulte de là que dès qu’on aura besoin que lespompes marchent, en même temps et par les mêmes causeson aura, pour les faire marcher, une force motrice gratuite.
Dans l’application de cette idée, il y avait surtout àchoisir des appareils simples et peu encombrants, sansattacher une très grande importance aux questions derendement, puisqu’on aura généralement de la force enexcès. L’emploi d’une pompe rotative, mue par unepetite turbine montée sur le même axe, convenait doncparfaitement, puisqu’on évite ainsi tout organe intermé-diaire, et qu’on peut pomper une quantité d’eau considé-rable avec un appareil très-peu volumineux.
Celui qui figure à l’Exposition peut puiser à 6 mètres deprofondeur 13 litres d’eau par seconde, et tiendrait faci-lement sous un trottoir de largeur assez ordinaire; ontrouvera donc sur autant de points qu’il le faudra, l’em-placement nécessaire à de semblables installations.
L’appareil doit être à proximité d’un égout soustraitaux crues, c’est-à-dire en communication avec le collec-teur, et renfermant une conduite suffisante pour fournirl’eau motrice. Cette eau, en sortant de la turbine, seréunit dans une bâche à l’eau puisée dans la nappe, ets’écoule avec elle à l’égout. Les drains qui convergentau pied du puits d’aspiration sont établis un peu plusbas que le niveau auquel on se propose de maintenir lanappe en temps de crue.
Il n’a été fait usage encore que d’un seul appareil,installé place du Palais Bourbon, et il n’a été posé dedrains que dans la rue de l’Université, à la cote 24 m o0,sur 300 mètres de longueur.