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inement lentes, et les gens du pays disent qu’elles sont,invariables.
Les sources des terrains perméables sont, au contraire,toujours très-variables, parce qu’elles ne sont que desimples déversoirs et que le moindre abaissement ou re-lèvement dans le niveau de la nappe y produit des va-riations considérables. Quelques-unes sont éphémères etcessent de couler dès que la sécheresse s’établit, quoi-qu’elles soient très-abondantes l’hiver. Telles sont lessources qui forment l’origine de la plupart des ruisseauxde la Champagne et qui généralement portent le nomde Somme (Somme-Sous, Somme-Vesle, Somme-SuippeSomme-Fontaine, etc.). Ces sources, qui forment de vé-ritables rivières en hiver, tarissent toujours dans les an-nées sèches.
Les bonnes sources, celles qui résistent toujours auxsécheresses, éprouvent des crues vers la fin de l’hiver ;leur débit maximum a lieu vers l’équinoxe du printemps;il diminue dans la saison chaude, lentement d’abord ;jusqu’au solstice d’été la diminution est à peine sensible.Dans le mois de juillet et dans la première quinzained’août, elle s’accélère un peu, mais devient énorme enseptembre et en octobre, quand ces mois sont secs. Apartir de novembre, le débit recommence à croître jus-qu’à l’équinoxe du printemps. Tel est le régime dessources de la Vanne. Jusqu’au 15 août, même dans uneannée sèche comme 1865, celles que la Ville possède restenttrès-abondantes. Mais, à partir du 15 août jusqu’en oc-tobre, elles décroissent rapidement, quand l’année estsèche.
C’est la marche que suit le service des eaux à Paris.La grande consommation commence le 5 mai et finit au15 août. A partir de là il y a décroissance, surtout en
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