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on en conclut que le prix d’un mètre cube d’eau deVanne, amené à l’altitude de 80 mètres est de : ^ ^
ou de 0 fr. 0607.
Le prix du mètre cube d’eau de Seine, élevé par lesmachines d’Austerlitz à peu près à la même altitude, estde 0 fr. 0382.
Les eaux de Vanne ont, d’ailleurs, la supériorité sur leseaux de Seine, non-seulement par leur limpidité et leurpureté, mais aussi par la constance de leur températurequi ne varie que dans des limites très-étroites. Dans lesplus grands froids de l’hiver, les eaux de Vanne n’arri-vent jamais à Paris à une température inférieure à 8° et,par les plus grandes chaleurs de l'été, leur températuren’est jamais supérieure à 14°. Il y a là un très-grandavantage, non seulement pour la consommation privée,mais aussi pour les réservoirs et les conduites.
Les eaux de la Vanne sont arrivées à Paris le 12 août1874, mais le service ne s’est fait d’une manière régu-lière qu’en avril 1875.
INGÉNIEURS CHARGÉS DES TRAVAUX :
MM. Belgrand, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, Directeur.
Buffet, Ingénieur en chef;
Humblot, Ingénieur ordinaire, (arrondissement d’amont);
Lesguili.ier, Ingénieur ordinaire, (arrondissement central);
Huet, Ingénieur ordinaire (arrondissement d’aval) actuellementIngénieur en chef.
M. Renard, Inspecteur des aqueducs, est chargé del’entretien de la dérivation depuis le 1 er janvier 1876.