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lards, voitures de deuil, draperies, etc., fourni en loca-tion par les fabriques des églises catholiques et les consis-toires des cultes dissidents, d’après les ordres desmaires ou sur la demande des familles. Ce service estdivisé en deux parties :
L’une, dite service ordinaire, comprend les convoisauxquels il n’est ajouté aucun accessoire aux objetsmatériels ni au personnel strictement réglementaire pourle transport des corps à inhumer.
L’autre partie, appelée service extraordinaire, s’appliqueaux convois auxquels il est donné une certaine pompe,quelle qu’en soit l’importance.
A Paris, le service ordinaire, qui est réglé par l’Admi-nistration, est exécuté ainsi qu’il suit : Les corps despersonnes décédées au-dessus de l’âge de 7 ans sontensevelis dans un linceul et déposés dans un cercueilhermétiquement fermé, conforme au modèle officiel. Ilssont transportés individuellement dans un char funèbreattelé de deux chevaux noirs à tous crins, conduits parun cocher, accompagné de quatre porteurs et précédéd’un ordonnateur des convois ; le cercueil est recouvertd’une draperie noire ou blanche, au gré des familles.
Lorsque la personne à inhumer est décédée à un âgequi ne dépasse pas 7 ans, le convoi diffère de celui quivient d’être décrit en ce que le corps est placé non passur un char, mais sur un brancard porté par deux porteurs.
Le service ordinaire est misa Indisposition des famillesqui, pour ne rien payer au delà de la taxe d’inhumationet de la bière, ne veulent ajouter aucun accessoire aumatériel ni au personnel qui vient d’être énuméré. Il estaussi en usage, pour les corps dont les familles sontreconnues par le Maire incapables de subvenir à aucunepartie de la dépense qu’entraîne le convoi.