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plus de 12,000, dont près de 8,000 restaient présents au31 décembre dernier.
Le Département possède trois établissements affectés autraitement de l’aliénation mentale, et organisés d’aprèsles prescriptions de la loi du 30 juin 1838. Ces établis-sements sont :
L’Asile Sainte-Anne, rue Cabanis, à Paris ;
L’Asile de Ville-Evrard, à Neuilly-sur-Marne, et celuide Vaucluse, à Epinay-sur-Orge, tous deux situés dans leDépartement de Seine-et-Oise.
Ces trois Asiles, malgré leur étendue, ne pouvant con-tenir toute la population indigente aliénée de Paris et desa banlieue, l’Administration a dû chercher ailleurs deslieux de placement pour ses malades. Ainsi, elle s’estentendue avec les hospices de Bicêtre et de la Salpê-trière, dépendant de l’Assistance publique ; elle a en outre,passé des traités avec 25 Asiles ou Hospices de diversDépartements, et s’est vue parfois dans l’obligation defaire admettre bon nombre de malades, sans traité préa-lable, dans d’autres établissements similaires en province.Le nombre de ces établissements, où elle entretientdes malades, soit placés directement par elle, soit reconnuspar le Département de la Seine (à la suite d’un place-ment ordonné par le Préfet d’un autre Département), estactuellement de plus de 30.
L’Asile Sainte-Anne, le plus ancien en date des troisAsiles départementaux de la Seine, a été inauguré en1867. C’est là que fonctionne le service de la réparti-tion des malades entre les différents Asiles, d’aprèsles ordres journaliers de M. le Préfet de la Seine, pourlesquels il est tenu compte : 1° de la proposition formu-lée à l’égard de chaque malade par les médecins duBureau d’admission de Sainte-Anne ; 2° des vœux des