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bouche est munie d’une soupape s’ouvrant de dehors endedans, lorsqu’on introduit une cuiller, et se refermantaussitôt de façon à s’opposer au rejet des aliments.
Sonde œsophagienne ou Appareil sitiophore (de urnov aliment, et
<pepetv, porter), pour l’alimentation forcée des aliénés sitiophobes.
(N° 689 du Catalogue.)
Construite par M. Collin, successeur de Charrière, avec les per-fectionnements introduits par M. le docteur Espiau de Lamaestre,Médecin en chef, Directeur de l’Asile de Ville-Evrard.
Cet appareil se compose :
1° D’un flacon de la capacité d’un litre et demienviron.
2° D’un bouchon en caoutchouc traversé par deuxtubes :
A. — Le premier, le plus court, muni d’un robinet,livre passage à l’air que l’on insuffle au moyen d’unepoire en caoutchouc s’adaptant à frottement à l’extré-mité de ce tube.
B. — Le second tube, également muni d’un robinet,livre passage au liquide dans lequel plonge une de sesextrémités, tandis que l’autre s’adapte au pavillon de lasonde oesophagienne.
Pour s’en servir, il faut, après avoir empli le flacon duliquide qu’on veut faire prendre au malade, ajuster lebouchon à l’ouverture du flacon ; fixer ensuite l’extrémitélibre du grand tube au pavillon de la sonde œsophagienne;puis insuffler de l’air au moyen de la poire en caoutchouc.L’air comprimé refoule le liquide dans le tube qui com-munique avec la sonde.
Le robinet du petit tube sert à empêcher la sortie del’air que l’on peut avoir comprimé d’avance.