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A son fils, Jules-Grégoire, en fonctions depuis 4840, asuccédé, le 6 décembre 1862, le directeur actuel, M. leD r Aug. Voisin.
Situation présente du service.
Dans Paris, 84 boîtes à pansements (pour blessures)sont déposées, aux endroits les plus fréquentés ou leplus en évidence, tels que carrefours, places, marchés,monuments publics, mairies, octrois, casernes, etc., etc.
Dans les cimetières il y a des boîtes fumigatoires (pourasphyxies, pertes de connaissance, attaques de nerfs, etc.)de même que sur les quais, les pataches, près des écluses,aux baignades (Seine, canaux et Marne) , tant dansParis que dans la banlieue
De plus, la plupart de ces postes riverains sont pourvusde bouées et de gaffes (système Legrand).
Les bouées (n° 711 du catalogue) sont en liège recou-vertes de toile goudronnée. Elles peuvent soutenir chacunedeux hommes et reviennent à 25 francs.
Les gaffes (n° 712 du catalogue) se composent d’unegaule en sapin d’importation norvégienne , d’environ6 mètres, d’une extrême légèreté et malgré cela très-solide,au bout de laquelle s’emmanche une espèce de grappinen fer, à trois branches, d’environ 25 centimètres, ter-minées chacune par une sorte de fourchette assez arrondiedes bouts pour ne pas blesser.
A un mètre environ de l’extrémité du manche est placéeune barre transversale en frêne d’environ 0 m ,40, qui,bien que d’un très petit diamètre, est d’une force suffisantepour permettre de s’y tenir à deux mains et même àcheval ; chacune des extrémités de cette barre est, enoutre, munie d’un bout de ligne double terminée par unepetite bouée. Pour plus de sécurité, un fort fil de cuivre