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Débats de la Conférence internationale chargée d'établir un Procédé uniforme contre la Peste Bovine / [Dr. Alexandre Williams]
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(16 mars 1872.)

Président: Son Excellence le Chevalier Jean de ChlumeckyMinistre lmp. et Roy. de lagriculture.

Présents: tous les Délégués. La séance est ouverte à midi.

A la suite dun discours adressé à Messieurs les délégués suc-cessivement en allemand et en français , le président déclare que laconférence est ouverte.

En abordant les questions de forme, Son Excellence proposequil soit voté sur les matières dune importance secondaire par mainslevées et sur les questions de principes par appel nominel.

Le conseiller intime Dahrenst ae dt croit quil serait plus oppor-tun de voter par Etats, afin quil pût être constaté avec certitudequel Etat se déclare pour ou contre une mesure proposée.

Le conseiller de ministère Ulrich appuie cette proposition.

Le président fait remarquer que, si Messieurs les déléguéssont munis de pleinspouvoirs suffisants pour prendre des décisionsaux noms de leurs gouvernements respectifs, le mode de voter parEtats ou arrondissements administratifs est celui qui serait à re-commander de préférence.

Tous les membres présents se déclarent dans ce sens.

Le président propose de prendre pour base de délibération lequestionnaire, qui se trouve en possession des membres de la confé-rence, avec la reserve, bien entendu, quil sera reconnu à la conférence,ainsi quaux comités quelle aura constitués le droit de poser desquestions non contenues dans le questionnaire, pourvu quelles nesoient pas étrangères à la matière.

Cette proposition est adoptée.

Le président propose ensuite que les questions du questionnairene soient pas débattues immédiatement mais éxaminées daborddans des comités et soumises après à une discussion définitivedans lassemblée plénière.

Daprès la nature du questionnaire, il-y-aurait lieu de recom-mander la formation de deux comités, lun pour la discussion desmesures préventives et lautre pour celle des mesures répressives.Cest aux comités eux-mêmes quil faudrait abandonner le soin dese constituer et de fixer leur organisation intérieure.

Il ne serait pas opportun davoir recours à la voie délectionpour former les deux comités, il serait préférable que chaque membrede la conférence fût libre de s'inscrire à volonté dans lun ou danslautre. Chaque membre de la conférence naura le droit de voterque dans le comité dont il fait partie sans que néanmoins il lui soitinterdit dassister aux délibérations de lautre. A cet effet il seraità recommander que les séances des deux comités naient pas lieu si-multanément, afin que chaque membre ait la possibilité de suivreles discussions des deux comités.

Chaque comité doit avoir le droit ^e requérir lassistance desexperts, ne faisant pas partie de la conférence, pour obtenir desrenseignements sur des questions*spéciales.

Personne ne sétant prononcé contre les propositions ci-dessus,elles sont considérées comme adoptées, après quoi le présidentinvite les membres à sinscrire dans les comités et lève la séanceà 1 heures.