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XVIII. Jahrhundert.
dis la cause, et nous rimes beaucoup. Cependant il fut resolu, craintede recidive, que j’observerais desormais sans lumiere, etquej’iraisconsulter le planispliere dans la maison. Ceux qui ont lu dans lesj heitres de la montagne ma magie de Venise, trouveront, je m’assure,que j’avais de longue main une grande vocation pour etre sorcier.
Tel etait mon train de vie aux Charaiettes quand je n’etais occuped’aucuns soins champetres, car ils avaient toujours la preference; etdans ce qui n’excedait pas mes forces, je travaillais comme un paysan.Mais il est vrai que mon extreme faiblesse ne me laissait guere sur cetarticle que le merite de la bonne volonte. D’ailleurs, je voulais fairea la fois deux ouvrages, et par cette raison je n’en faisais bien aucun.Je m’etais mis dans la tete de me donner par force de la memoire; jem’obstinais a vouloir beaucoup apprendre par coeur. Pour cela jeportais toujours avec moi quelque livre qu’avec une peine incroyablej’etudiais et repassais tout en travaillant. Je ne sais pas commentl’opiniätrete de ces vains et continuels efforts ne m’a pas enfin rendustupide. Il faut que j’aie appris et rappris bien vingt fois les egloguesde Virgile, dont je ne sais pas un seul mot. J’ai perdu ou depareilledes multitudes de livres, par l’habitude que j’avais d’en porter partoutavec moi, au colombier, au jardin, au verger, ä la vigne. Occuped’autre chose, je posais mon livre au pied d’un arbre ou sur la haie:partout j’oubliais de le reprendre; et souvent au bout de quinze joursje le retrouvais pourri ou ronge des fourmis et des limagons. Cetteardeur d’apprendre devint une manie qui me rendait comme hebete,tout occupe que j’etais sans cesse ä marmotter quelque chose entremes dents.
Barthelemy.
Jean Jacques Barthelemy, geboren zu Cassis (1716) in der ehe-maligen Provence, war zum geistlichen Stande bestimmt; gewann aber dieseBestimmung so wenig lieb, dass er in der Folge alle Anträge zu geistlichenStellen ablehnte, und bloss den Titel Abbe annahm. Von Jugend auf liebte erdas Studium der alten Sprachen, selbst der ältesten orientalischen, und dieAlterthümer überhaupt. Schon im Jahr 1747 wurde er Mitglied der Aka-demie, nachdem er bald nach seiner Ankunft in Paris (1744) dem Aufseherdes königlichen Medaillencabinets zum Gehilfen beigegeben worden war. ImJahr 1753 wurde er Oberaufseher dieses Cabinets, und 1755 begleitete erden Herzog von Choiseul, der als Gesandter nach Rom ging. Er durch-wanderte ganz Italien, sammelte neue Schätze im Fache der Alterthümer,und beschäftigte sich nach seiner Zurückkunft mit gelehrten Arbeiten, undmit der Einrichtung des ihm anvertrauten Cabinets. Unter seinen Privat-arbeiten zeichnet sich die Reise des jungen Anacharsis nach Griechenland,