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les Alpes orientales se composent de cinq chaînes parallèles ( voy .p. 72).
Les cols que nous avons cités , sont tous traversés par de bonnesroutes, dont les premières datent du règne de Napoléon ; en voici letableau :
Col de Cadibone, route deSavone à Turin et à Alexandrie.
Col de Tende, route de Nice à Turin, par Coni.
Col du Mont Genèvre, route de Grenoble à Turin, par Briançon et Suze.
Col du Mont Cenis, route de Lyon à Turin, par Chambéry et Suze.
Col du Petit Saint-Bernard, route de Chambéry à Ivrée.
Col du Grand Saint-Bernard, route de Genève à Ivrée.
Col du Simplon, route de Genève à Milan.
Col du Saint-Gothard, route de Zurich à Milan.
Col du Sainl-Bernardino, route de Coire à Bellinzona.
Col du Splugen, route de Coire à Milan.
Col de Brenner, route d’Inspruck à Trente,
Col du Stelvio , route de Botzen à Milan, j route de Vienne à Milan.
Col du Tonal, route de Trente à Milan, )
Col de Tarvis, route de Tiévise à Villach.
Col d’Adelsberg, route de Trieste à L.ybach.
La crête de la chaîne des Alpes est couverte de glaciers; on encompte plus de 400 entre le Mont Blanc et le Tyrol *. Les deux ver-sants des Alpes renferment de nombreux lacs ; ceux du versant ita-lien forment une rangée de flaques d’eau qui occupent le pied desmontagnes, tandis que les lacs du versant allemand sont disposésen plusieurs rangées situées sur les divers gradins de ce versant 1 2 .
2.° Les Apennins. Les Apennins commencent au col de Cadibone,dans les collines peu élevées de Saint-Jacques, au point où les Alpeset les Apennins ont la moindre élévation. Cette dépression, d’uneétendue considérable, est d’une extrême importance; elle permet,en effet, de tourner les Alpes, et c’est pour en avoir compris l’im-portance que le général Bonaparte gagna les premières batailles dela mémorable campagne de 1796.
La chaîne des Apennins se termine au cap Spartivento, aprèsavoir traversé toute l’Italie, en général, du N. au S.
1 Ces glaciers s’étendent chaque année sur les versants des montagnes et gagneutles vallées; des glaciers se sont avancés de 115 m. par an. Aussi, des vallées,autrefois fertiles , sont devenues la mer de glace du Montanvert et du Grindelwald.On ne sait pas au juste quelles sont les causes de l’accroissement des glaciers.
2 Cf. Beitzke, Schouw, Berghaus, RudtortTcr. — Napoléon, Bourrit, et la cartede Bâcler d’Albe.