— 157 —
La Géorgie est un pays accidenté à l’O. ; à l’E., on y trouve lafertile vallée baignée p^r le Kour.
Le Turkestan ne se compose que de steppes ou de déserts, parmilesquels l’oasis de la Boukharie fait exception; le Turkestan ren-ferme les plus grands lacs salés qui existent, la Caspienne (16,8501. c. ) et la mer d’Aral (1,280 1. c. )
§ IV. Orographie. — Les montagnes et les plateaux qui sillon-nent la surface de l'Asie peuvent être divisés liydrographiquementen cinq groupes.
1. ° Le plateau central, les montagnes qui le traversent et celles qui forment sonpourtour.
2. ° L’arête du N.-E., qui sépare le versant septentrional du versant oriental.
3. ° L’arête du S.-E., qui sépare le versant oriental du versant méridional.
4. ° L’arête du S.-O., qui sépare le versant méridional du versant occidental.
5. ° L’arête du N.-O., qui sépare le versant occidental du versant septentrional.
l.° Le plateau centrai. La forme de ce plateau est celle d’unquadrilatère irrégulier : les chaînes qui le bornent sont : au N.,les monts Alak, l’Altaï 1 2 , les monts Tangnou, Ivhanggai et Hongær;à l’E., les monts Siolki et les montagnes neigeuses; au S., lesmonts Himalaya; et^à l’O., les monts Bolor.
« De graves erreurs ont été entretenues long-temps au sujet dece plateau central. Çpmme les contrées qui s’y trouvent situéessont exposées à de plus rudes hivers que ne semblerait le com-porter la latitude d’une région dont la partie moyenne est coupéepar le 40. e parallèle, on s’était cru autorisé à en conclure pourle plateau une élévation prodigieuse; et des hommes, savants d’ail-leurs, mais emportés par les écarts de leur imagination, à uneépoque où les systèmes les plus hardis étaient le plus en honneur,n’avaient pas hésité à placer sur ce renflement supposé de la sur-
1 On a long-temps regardé la mer Caspienne comme une dépression de plus de100 m. au-dessous du niveau de l’Océan ; des observations récentes ont prouvé quela différence de niveau entre la mer d’Azow et la mer Caspienne était seulement de18 m., et que cette différence provenait simplement de la diminution des eaux de lainer Caspienne. Voyage de M. de Hommaire, dans Annuaire des Voyages et de laGéographie, pour 1844-
2 En Turc, Altaï signifie Monts d’Or.
*