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U est inutile de parler en détail desavalanches ou lavines de neige qui se dé-tachent du haut des montagnes au souffledu vent ou à la moindre commotion del’air, se précipitent en se grossissant àchaqueseconde, arrachent ou coupent lesarbres, les rocs, les chalets, arrêtent lecours des rivières, et bouleversent toutsur leur passage, jusqu’à ce que les val-lées ou les précipices reçoivent ces amasénormes de débris de toute espèce. Toutle! mondesaitque,Iorsquelaneigeest molle,le son des clochettes des bêtes de somme,ou un simple cri, sont capables de don-ner lieu à ces désastres, et de mettre levoyageur même dans le plus grand péril.On connaît moins les avalanches accom-pagnées de tourmentes ou d’ouragans, etappelées areins j c’est lorsqu’un violentvent s’insipue entre une couche de neigeancienne et durcie et entre la neige nou-velle, que celle-ci glisse sur l’autre, ga-
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