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de ce boulevart de la liberté civile et reli-gieuse. Dans la dernière nuit de l’an1602 le duc Charïes-Emanuel de Savoieenvoya des troupes surprendre une villequi bravait sa puissance aux portes deses états. Les Genevois, se livrant à la sé-curité de la paix dans leurs murs forti-fiés, ne faisaient veiller, dans cette nuitobscure, que peu de gardes. Déjà lestroupes savoisiennes avaient escaladé lebastion de la Corratcrie, sans être aper-çus de la garde. On prétend qu’un jé-suite écossais, se tenant au bas des échel-les, encourageait les soldats, en leur di-sant que chaque échelon était un pas doplus vers le paradis. Au haut de ce bas-tion les ennemis attendaient leur arrière-garde, et l’aube du jour. Mais une senti-nelle, placée plus loin, apercevant desinconnus armés de pied en cap, tira sureux, et donna l’alerte. On sonna le toc-sin, les bourgeois coururent à leurs pos»