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grâces solennelles. Dans l’ivresse dtitriomphe on mit à mort treize Savoi-sicns de bonne famille qu’on avait faitprisonniers pendant la nuit. L’un dessyndics, Blondel, soupçonné d’intelli-gence avec les ennemis, fut mis à laquestion, et termina sa vie dans la honte.L’escalade a été célébrée jusqu’à notreteins par des chansons, des pièces dethéâtre, des fêtes. On chanta la victoire.,comme pour narguer l’ennemi, dans lepatois savoyard . Je citerai ici quelquescouplets de cette longue chanson popu-laire.
Ventre sein grî, se dîtle Ra de France ,
Que Zeneva se sai laissa prendre !
La, mon couzin si e trai azarda,
Y ne porta pa gucre la garda.
En même tan ouna lettra arrive,
Que le couda tare creva de rire,
Que désivé [ou Savoyar son pra,
Lou Z,nevois lou pardon orendra.
Mai vaissia bein de' atra rpenosse,