7 3
Sous le rapport de son industrie, la ré publique de Genève n’a pas moins ac-quis l’estime du monde, que par songoût pour la liberté. C’est à son travailque la plus grande partie des habitansdoit une aisance qu’on ne s’attendraitpas à rencontrer au pied des Alpes . L’hor-iogerie, qui a été apportée à Genève eni58;> par un français , Charles Cusin,d’Autun , s’est perfectionnée depuis ceterns de plus en plus, et pour cette bran-che de l’industrie, la réunion de Genève à la France pendant quinze ans a eu degrands avantages. En i685, Genève comptait cent horlogers et trois cents ou-vriers qui fabriquaient cinq mille mon-tres par an. En iÿ5o on commença defaire des montres suivant le goût des dif-férentes nations, et de les exporter. EnÎ 789 , époque de la plus grande splen-deur de l’horlogerie genevoise , quatremille ouvriers, indépendamment de ceux