ta bijouterie, également ancienne etflorissante à Genève , a triplé ses produitsdepuis et porté ses ouvrages à un
Irès-haut degré de perfection. Quoiquele nombre des horlogers, bijoutiers et or-fèvres, ne se monte plus qu’à deux millehuit cents, tandis qu’autrefois il étaitau-delà de quatre mille, néanmoins lamain-d’œuvre a été tellement raffinéepar l’invention des machines, que cesdeux mille huit cents ouvriers font plusd’ouvrages que n’en fournissaient lesquatre mille. Ils emploient tous les ansenviron cinquante-sept mille onces d’or,cinq mille marcs d’argent, et pour deuxcent quarante mille livres suisses dopierres fines et de perles.
L’ancienne tannerie est tombée en dé*cadence ; mais la draperie et les fabri-ques de toiles peintes prospèrent. De-puis l'introduction des mérinos, la ma-ttufacture des étoffes de ce nom et, des