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Tome premier.
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briques dindienne et de toile peinte sent»blent vous transporter à Zurich . La villese multiplie en quelque sorte par les tra-vaux qui sy font : et jai vu des gens, surce premier coup-dœil, en estimer lepeuple à cent mille âmes. Les bras, lem-ploi du tems, la vigilance, laustère par-cimonie : voilà les trésors des Genevois . »Cette habitude dune activité cons-tante, portée dans les affaires de létat,du commerce et de lindustrie, et jointepeut-être aux disputes sur des matièresreligieuses dont Genève était le théâtre,donnait autrefois aux mœurs des habi-tans une teinte de roideur et de pédan-tisme qui leur nuisait aux yeux des fran­ çais leurs voisins ( ¥ ). Cette teinte sestbeaucoup adoucie ; mais on croit la dis-

(*) Voltaire parle dans sa Correspondance fa-milière de Genève la pédante , il ny a quedes prédicans, des marchands et des truites,

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