elle couverte. On n’y connaît point lasécheresse; l’eau y abonde toujours; et,dans les années où le sol est brûlé ail-leurs, les jardiniers de Plain-Palais fontd’excellentes affaires par le débit de leurslégumes.
Une ressource d’économie domesti-que assez avantageuse, mais dont ona tiré parti à Gepève plus tard quedans le reste de la Suisse , ce sont lesfruitières ou vacheries, d’où la ville deGenève tire le lait, et où l’on fabrique enoutre de bon fromage. Quant aux vi-gnes du canton, le produit n’en est quemédiocre,
le sol du canton n’est pas fertile, maisaux environs de Genève c’est à force desoins qu’on l'a bonifié. Les immondicesde la ville, amassées annuellement endeux cent quarante à trois cents mon-ceaux appelés melons , servent avec d’au-tres engrais à fertiliser les terres. On no