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mais vers l’extrémité du canton, à l’estdu lac de Genève, les Alpes prennent unehauteur de deux à près de dix mille pieds;du moins la dernière sommité des Dia-blerets parvient à neuf mille neuf centsoixante-sept pieds. C’est à ces monta-gnes élevées que commence le terrainprimitif, tandis que celui du reste ducanton n’est que calcaire; c’est encoresur ces hauteurs, qu’en venant de laFrance , on trouve les premiers glaciers,tels que le Pillon qui alimente par deuxcascades le ruisseau du Dard; le Tex-Itouge, les Diablerets, dont la masse fitécrouler, au dix-huitième siècle, deuxpics de montagnes, etc. Le bouquetinhabitait autrefois ces hauteurs inacces-sibles; mais l’intrépidité des chasseurs adétruit cette race d’animaux; le chamois,le lièvre blanc, l’hermine, la marmottes’y trouvent encore, et quelquefois lelynx et le vautour barbu y ont paru,