8
faveur du plus habile, parcequ’il sera le premier àsaisir les avantages du terrain.
§• 27 .
Il ne faut livrer bataille à un adversaire supérieuren talens, que dans une contrée dans laquelle on asur lui l’avantage de la connaissance du terrain.
§■ 28 .
Livrer bataille n’est qu’une seule action. La guerredoit être une suite de faits mis en rapport avec lebut qu’on se propose d’obtenir. Si l’on possède l’artde combattre à un moindre degré de perfectionque l’adversaire, il ne faut livrer bataille que dans lescirconstances les plus impérieuses et sous la protec-tion des préparatifs les mieux combinés.
§. 29 .
Au défaut d’un talent que la nature n’accorde qu’àses favoris, on ne saurait porter remède qu’en met-tant le plus de suite dans celles des opérations deguerre qui soumises à un calcul exact ne dépendentpas d’un moment où le coup d’œil décide.
§. 30 .
Vis-à-vis d’un ennemi égal en forces, mais supé-rieur en talens, l’on pourrait imiter la conduite desgrands généraux qui à la tête d’une petite arméeeurent affaire à des forces trop supérieures pour oserles combattre.