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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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caissons pour les transports ordinaires de pain et defarine. Les transports extraordinaires auraient exigé8000 voitures de paysans au lieu de 4000, ce quivraisemblablement eût surpassé les facultés du paysainsi que celles des magasins, et paraît prouver ladifficulté dentreprendre le siège dune forteresse situéesur une ligne dopération, sur laquelle sest avancéeune armée de la force de celles, qui ont été misesen mouvement à la dernière guerre.

§. 8 .

Les frais énormes, quon serait obligé de faire,pour mettre les grandes armées de nos jours sur lepied de guerre daprès lancien système, les prix haus-sés de tous les objets, les besoins multipliés duneartillerie excessivement nombreuse, ont nécessaire-ment amener des modifications très considérables dansles équipages des armées. Dans linfanterie des che-vaux de selle ne sont accordés quaux officiers detatmajor et aux adjudans. Lon fait lépargne des che-vaux et valets employés autrefois au transport destentes, dont on a appris à se passer. Une voiture àquatre chevaux suffit même pour y mettre les porte-manteaux de tous les officiers dun bataillon. Il ny aplus de boulangerie de campagne. Lon na conservéque les caissons de compagnie destinés au transportdes biscuits ou du pain cuit par les habitans du pays.Il en résulte, quune armée consommant par jour150,000 portions a moins déquipages quen a eu au-trefois une armée de 100,000 hommes. Malgré uneartillerie excessivement nombreuse il ny aura pas au-