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caissons pour les transports ordinaires de pain et defarine. Les transports extraordinaires auraient exigé8000 voitures de paysans au lieu de 4000, ce quivraisemblablement eût surpassé les facultés du paysainsi que celles des magasins, et paraît prouver ladifficulté d’entreprendre le siège d’une forteresse situéesur une ligne d’opération, sur laquelle s’est avancéeune armée de la force de celles, qui ont été misesen mouvement à la dernière guerre.
§. 8 .
Les frais énormes, qu’on serait obligé de faire,pour mettre les grandes armées de nos jours sur lepied de guerre d’après l’ancien système, les prix haus-sés de tous les objets, les besoins multipliés d’uneartillerie excessivement nombreuse, ont dû nécessaire-ment amener des modifications très considérables dansles équipages des armées. Dans l’infanterie des che-vaux de selle ne sont accordés qu’aux officiers detatmajor et aux adjudans. L’on fait l’épargne des che-vaux et valets employés autrefois au transport destentes, dont on a appris à se passer. Une voiture àquatre chevaux suffit même pour y mettre les porte-manteaux de tous les officiers d’un bataillon. Il n’y aplus de boulangerie de campagne. L’on n’a conservéque les caissons de compagnie destinés au transportdes biscuits ou du pain cuit par les habitans du pays.Il en résulte, qu’une armée consommant par jour150,000 portions a moins d’équipages qu’en a eu au-trefois une armée de 100,000 hommes. Malgré uneartillerie excessivement nombreuse il n’y aura pas au-