Buch 
Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
Entstehung
Seite
66
JPEG-Download
 

66

tantôt sous celle de lAutriche. Les montagnes qui sé-parent la Sardaigne et le Piémont du territoire françaiset dont les gorges sont fortifiées, pouvant arrêter pen-dant un temps considérable une armée ennemie, lal-liance de lAutriche offrait plus davantages que celle dela France. La proximité de Milan, la facilité des trans-ports sur le dispensaient le gouvernement autrichiendavoir recours aux magasins du roi de Sardaigne, dontle principe ne pouvait être, que de se borner préala-blement à la défense des forteresses, lesquelles devantêtre dégagées par une puissance alliée, étaient à consi-dérer ainsi que larmée active comme des supplémensde lorganisation militaire de celui des états limitrophes,dont on avait réclamé les secours.

§. U.

Le génie de Frédéric IL éleva la Prusse à un rôlebrillant parmi les puissances du premier rang. Le Bran-debourg qui dans la guerre de trente ans se trouvaitréduit à létat humiliant de servir de théâtre de guerreaux Suédois et aux Autrichiens, avait acquis de la con-sidération sous le grand Electeur Frédéric Guillaume,époque à laquelle la France arrondissant et fortifiantses frontières méditait des conquêtes. Frédéric Guil-laume borna son ambition à saffranchir du joug desSuédois et à remplir ses engagemens envers lEmpiregermanique. Une armée de 24,000 hommes le mit enétat de remplir ces deux objets. La Suède menaçaitles pays de Brandebourg du côté de la Livonie et decelui de la Poméranie. Riga et une flotte pouvaient fa-ciliter linvasion de la Prusse, Stralsund et Stettin étaient