90
ennemi n’avant à disposer que de 50,000 hommestout au plus, mais lequel agissant en masse savait seménager la supériorité dans les attaques des postestrop isolés.
§. 28.
Le moment le plus couvenable pour le passage del’armée prussienne dans les Pays-Bas aurait été celuiauquel ce passage a été commandé par le gouverne-ment. Après l’entrevue de lord Cornwallis avec le ma-réchal Mœllendorff l’exécution de ce mouvement n’étaitplus possible, quand même l’armée aurait été rétabliede manière à pouvoir entreprendre des opérations vi-goureuses. Bien des arrangemens devaient précéder lamarche des troupes. Il fallait transporter la base d’opé-rations de Mayence et de Francfort sur Mein dans desplaces de la Meuse, telles que Namur, Liège et Mastricht.Plusieurs mesures étaient à concerter avec le duc deTeschen, dont l’armée aurait dû également changer deposition. Il fallait encore préparer les subsistances pourla marche longue et pénible que l’armée avait à faire ense portant de Kaiserslautern par Trêves, Luxembourg,Bastognc à Namur. Il fallait compter pour tous ces ob-jets deux mois pour le moins, et par conséquent l’arméeprussienne n’aurait pu arriver sur la Meuse que lorsquele duc de Cobourg, ne pouvant plus tenir sur la rivegauche de cette rivière, avait passé à la rive opposée.
§. 29.
Les armées de Mœllendorff et de Hohenlohe s’é-taient trop approchées des positions occupées par les