\\\
ont prouvé que rien ne se serait opposé à l’exécutionde ce plan. Les Saxons attachés à l’armée de Hohen-lohc ont été à Saalfeld le 9 d’Octobre. Le \ 6 Septembrel’armée de Hesse aurait pu être aux environs de Franc-fort sur Mein, où elle n’aurait pu rencontrer des forcesimposantes que les premiers jours d’Octobre, puisquel’avant-garde de Napoléon n’est arrivée à Rudolstadt quele 1 0 du même mois. Après un très grand échec essuyéprès de Bergen, le duc Ferdinand de Brunsvic sut semaintenir contre des forces très supérieures plus detrois mois entre Bergen et Minden sur Weser. Il estpermis de supposer, qu’en évitant par la guerre de po-sition et de chicane un engagement général, l’armée deHesse eût pu se soutenir jusqu’au premier de Novembreentre Francfort sur Mein et Hannovre. Napoléon devantdiriger la principale partie de ses forces contre l’arméede Hesse, l’armée de Saxe aurait été peu gênée dansses opérations. Pour les cas extrêmes on pouvait pré-parer pour la première un camp retranché sur la rivegauche de l’Elbe aux environs de Lauenbourg, tandisqu’on en choisissait un sur la même rive aux environsde Dresde ou de Meissen pour la seconde. Vers la mi-Octobre un corps Anglais pouvait avoir débarqué auxenvirons de Brémen. Si l’officier chargé de solliciter àSt. Pétersbourg les secours de la Russie fût parti deBerlin le 4 2 d’Août, la tête de l’armée de Bennigsen, nese mettant en marche que le 20 Septembre, aurait at-teint les bords de l’Elbe vers la mi-Novembre. A lamême époque l’Autriche pouvait avoir établi des corpsconsidérables sur sa frontière. Napoléon aurait eu be-soin d’une victoire bien décisive pour se tirer d’une