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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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de larmée française, se repliant sur son centre, fut bien-tôt renforcée par sa droite qui 11e pouvait être contenuepar larmée du général Bouxhœvden, placée sur la rivegauche du Naref. Il en résulta une réaction vigoureusequi mit le général Bennigsen dans la nécessité de se re-tirer à Eylau, coupé des frontières de Russie il neput se sauver que par la victoire. Napoléon rencontradans la valeur et dans la discipline des Russes un écueil,contre lequel se brisèrent tous ses moyens dattaque.Larmée victorieuse ayant besoin de se remettre dut seborner à revenir sur iAllc, en sétablissant entre Schip-penbeil et Heilsberg. Larmée française laissant un avant-corps aux environs de Guttstadt sétendit en cantonne-mens entre la dite ville et la Vislule. Rien neût em-pêché de mettre les troupes dans les directions, dont ila été fait mention au paragraphe précédent. Les Prus-siens soutenant que le dégagement de Danzic, dont lesFrançais faisaient le siège, devait se faire par la voie laplus directe, l'armée russe, encombrée dans un troppetit espace et arrêtée par le désordre qui sétait misdans la distribution des vivres, ne put reprendre loffen-sive, que lorsque Danzic sétait déjà rendu. Lon battitlavant corps français posté près de Guttstadt ; maislarmée française renforcée par les troupes du siège seporta sur le flanc gauche de larmée russe, qui par cemouvement se vit obligée de se retirer devant un en-nemi trop supérieur en nombre. Lon se battit encoreavec avantage à Heilsberg ; mais on nen dut pas moinscontinuer la retraite dans une direction mal choisie. Ar-rivé à Friedland, il fallait ou livrer bataille ou abandon-ner Kœnigsberg, dont on tirait les subsistances. Napo-