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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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INFLUENCE DE LA POSITION GÉOGRAPHIQUE.

Pag. 117. §. 51.

Lhistoire présente plusieurs exemples que, lorsque le choixdune ligne dopération a été l'objet de discussions, la majo-rité des opinans, ou échauffée par lespérance des succès dés-avoués par les circonstances, ou effrayée par des sacrificespar lesquels il eut fallu parvenir à un résultat heureux, sestdéclarée en faveur de celle qui était la moins convenable. Fré-déric le grand sest accusé lui-même de la condescendancequil eut pour une majorité pareille. Après la prise de Pra-gue en 1744 il fut question de quelle manière larmée prus-sienne devait être employée. Histoire de mon temps , tome second ,page 406. «Il se présentait alors pour larmée prussienne» deux opérations ; lune que le roi préférait, était de passer la» Béraun, de chasser Mr. de Bathyani de la Bohême, de sem» parer de Pilsen et du magasin considérable quon y formait» pour larmée du prince de Lorraine, et de pousser jusques» aux gorges de Com et de Fort, qui couvraient les chemins de

» la Bohême aux Autrichiens du côté du haut Palatinat.

» Cétait sans contredit le projet quon aurait exécuter.» L'empereur, le roi de France, particulièrement le maréchal de»Belle-IsIe, insistèrent pour que les Prussiens se portassent

» du côté de Tabor, de Budweis et de Neuhaus.De tous

» les partis le plus sage aurait été de ne point trop séloigner» de Prague, damasser dans cette capitale, ainsi quà Pardubitz» et dans dautres villes, des vivres pour les troupes et de voir» venir les ennemis. Le roi marqua dans ce moment trop de» faiblesse ; par condescendance pour ses alliés il déféra trop»à leurs sentimens, et craignant dêtre accusé, sil tenait son» armée clouée à Prague, de navoir dautre objet que de sas-» surer des trois cercles quon lui avait promis, il entreprit» cette malheureuse expédition. » Si le conquérant de la Silésie,le maître le plus consommé dans lart de la guerre, céda à desavis par lesquels son armée fut entraînée en de fausses direc-